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Mécanique
Tous les types de réparations mécaniques sont effectués en interne.

ENTRETENIR SA
VOITURE : LA MÉCANIQUE
Certes les automobiles modernes
sont sans cesse plus fiable et la fréquence des révisions s'allonge
considérablement. Néanmoins, le jour où nous n'auront plus à soulever le capot
ni à sortir l'éponge est encore loin ! Pour maintenir une sportive en bonne
forme, il est nécessaire de respecter quelques règles élémentaires qui vont
au-delà des simples révisions à l'atelier...
FAITES CHAUFFER...
Évidemment, quand on est pressé, il est difficile de respecter cette règle
de base dont dépend pourtant en grande partie la longévité de la mécanique :
faire chauffer le moteur ! Chauffer oui, mais pas n'importe comment : Attention
aux idées reçues, un moteur qui chauffe au point mort n'a pas grand intérêt,
hormis pendant quelques secondes. En effet, les organes périphériques et
notamment la transmission ne peuvent monter aussi en température. Par
conséquent, lorsque vous allez prendre la route en croyant que tout est chaud
vous allez soumettre ces pièces à une lubrification plus intensive effectuée
avec de l'huile ou de la graisse froide... Bref, pas terrible. L'idéal est de
rouler tranquillement (moins de 3000 tr/mn) pendant un bonne dizaine de minutes,
après quoi l'ensemble de la mécanique a eu le temps de chauffer. Certains
moteurs pointus ayant des régimes de rotation élevés ont des préconisation
constructeur à respecter scrupuleusement et disposent même d'un indicateur avec
des diodes indiquant le changement de rapport en fonction de la température
moteur comme par exemple la Bmw M3. A l'inverse, pour éviter la surchauffe,
remplacez votre liquide de refroidissement tous les 4-5 ans avec une purge
complète du circuit. Avant de couper le moteur, il est aussi important de le
laisser retomber en température et en régime pendant une dizaine de seconde. Si
votre moteur est turbocompressé, il est d'autant plus vital de laisser la
turbine s'arrêter pendant quelques secondes si vous l'avez sollicitée dans les
kilomètres précédents ! En effet, lorsque vous aller couper le moteur, la pompe
à huile va cesser d'alimenter le turbo qui va terminer sa rotation sans
lubrification de son arbre... Pour ceux qui ont connu les vieux moteurs et
avaient pris l'habitude de donner un coup de gaz avant de couper, il est
impératif de perdre cette mauvaise habitude ! Dans ces conditions, des dégâts
importants sont rapidement assurés d'arriver.
METS DE L'HUILE !
Une Ferrari des années 50 réclamait une vidange tous les 1000 kms ! Aujourd'hui,
grâce à la qualité des matériaux et aux progrès réalisés sur les lubrifiants,
les constructeurs préconisent le remplacement de l'huile moteur tous les 15, 20
et même 30 000 kms. Autrement dit, pour certains automobilistes, plusieurs
années sans vidanger ! On frôle alors l'hérésie, et là encore, mieux vaut
redoubler de vigilance. Tout d'abord, en fonction de vos types de trajets,
choisissez l'huile la mieux appropriée. Notez que la mention ACEA A indique que
l'huile est destinée à un moteur à essence et respecte la règlementation
européenne. Le numéro qui suit indique la qualité, le 3 étant le mieux adapté
aux moteurs performants à haut rendement. Les indices caractérisant les huiles
sont à interpréter ainsi : Pour une huile 5 W 40 par exemple, le 5 indique le
niveau de viscosité à froid. S'il est proche ou égal à 0, meilleure est
l'efficacité de l'huile au démarrage du moteur. Si vous faites principalement de
la ville, l'utilisation d'une telle huile vous permettra de moins user le moteur
et de moins consommer (car moins de frottements). Le deuxième indice (ici le 40)
indique la fluidité de l'huile à chaud. Plus il est élevé, meilleure est la
fluidité. Là encore, tout dépend de la façon dont vous sollicitez le moteur. On
ne badine pas avec la lubrification d'une pièce mécanique dont l'usure est
directement liée aux frottements auxquels elle est soumise. Si vous n'utilisez
votre voiture que sur circuit ou en ville, il vous faudra de préférence mettre
le nez sous le capot afin de vérifier à la fois le niveau d'huile et sa couleur,
bien avant d'attendre les révisions prévues par le carnet d'entretien. Même si
de nombreux modèles récents disposent d'une surveillance électronique du niveau
et de la qualité de l'huile, rien ne vaut un bon coup d'oeil pour vérifier tout
cela. Enfin, concernant les anciennes, le choix de l'huile est plus ambigu. En
effet, on pourrait être tenter d'utiliser une huile de synthèse plus performante
que celle, minérale ou non, prévue à l'époque. Toutefois, il peut y avoir deux
contre-indications à cela. Tout d'abord, une huile très fluide dans un moteur
usé et qui a tendance à chauffer risque de s'évaporer plus rapidement,
entraînant un niveau critique bas et préjudiciable. De plus, ces huiles étant
chargées en additifs de toutes sortes peuvent se montrer corrosives pour des
pièces anciennes. D'une manière générale, il est inutile d'utiliser une huile
trop fluide pour un moteur âgé de plus de 5 ans. Le mieux est donc de s'en tenir
aux recommandations d'époque avec éventuellement un léger mieux pour la
viscosité à froid.
PRÉSERVER LA TRANSMISSION
Remplacer l'embrayage est une opération assez coûteuse qui peut facilement
être reculée en changeant quelques petites mauvaises habitudes. Au feu rouge,
par exemple, beaucoup de conducteurs ont la fâcheuse habitude de passer la
première et de maintenir la pédale d'embrayage enfoncée, comme pour être prêt à
ne pas manquer le départ, façon spéciale de rallye. Plutôt que d'essayer de
gagner une demi seconde à chaque feu vert, soulagez l'embrayage en restant au
point mort, vous épargnerez la butée d'embrayage. Dans le même esprit, évitez de
laisser patiner l'embrayage en prise au feu vert, en côte notamment. Même si
l'utilisation du frein à main recommandée par le code de la route vous fait
perdre du temps, elle a l'avantage de ne pas détruire autre disque d'embrayage.
Au pire, restez au point mort, pied sur le frein. Enfin, quelques personne ont
tendance, sans forcément s'en apercevoir, à utiliser la pédale d'embrayage comme
repose-pied. Très mauvais ! Sans vous en rendre compte vous fatiguez le
mécanisme inutilement. Au risque de perdre encore quelques dixièmes de seconde
en roulant sur route ouverte, efforcez-vous de bien décomposer vos changements
de rapports. Débrayez bien à fond (attention aux tapis qui peuvent vous empêcher
d'aller au bout du mouvement) et évitez de passer vos rapports "à la volée" en
dehors d'un circuit où cela peut s'avérer utile. Les synchros apprécient
modérément d'être brutalisés en permanence. La pratique du double débrayage au
freinage permet de préparer la mécanique au régime du moteur et fatigue, de ce
fait, bien moins la boîte. Autre conseil, en ville, évitez de vous stationner
avec une vitesse enclenchée, surtout sur le plat. Les créneaux pratiqués en
pousse-pousse ont pour résultat de forcer la transmission des voitures parquées
autour.
TRAINS ROULANTS
Grâce aux directions assistées, les créneaux les plus serrés deviennent
facilement réalisables sans effort, même avec une monte pneumatique importante.
On n'hésite plus à braquer le volant au maximum. Il faut cependant éviter de
rester trop longtemps en butée, la pompe d'assistance étant alors obligée de
fonctionner à plein débit et s'use plus rapidement. Effectuer vos créneaux avec
soin et sans précipitation permet également d'éviter les chocs dans la carcasse
des pneus. Même si en apparence rien n'est visible, un pneu est assez fragile.
Souvent imprévisibles, les coupures ou déformations vont évoluer lentement avec,
à la clé, un risque de dégonflage brutal ou pire, un éclatement. Pour prolonger
la durée de vie de vos pneus évitez les démarrages canons trop fréquents. Les "burns"
n'ont qu'un moment de drôle, ensuite quand il faut casquer on a vite fait de
déchanter. Ayez à l'esprit qu'un pneu qui chauffe est un pneu qui s'use très
vite. Même sur circuit, ne faites pas de séries trop longues et pensez à vous
arrêter régulièrement pour laisser refroidir. Comme on prendra le temps de
chauffer la mécanique, les pneus et les freins, idéalement on prendra un tour de
refroidissement avant de rentrer aux stands. Le moteur, mais aussi les pneus et
les freins (on évitera ainsi aux disques de se voiler) apprécieront et leur
longévité en sera d'autant accrue. Enfin, sur route, soulagez vos freins au
maximum en utilisant le frein moteur. On a vite tendance à oublier qu'il est
aussi efficace de relâcher l'accélérateur ou de rétrograder d'un rapport en
anticipant un freinage, plutôt que de freiner brutalement au dernier moment.
Selon le mode de conduite, un jeu de plaquettes ou de disques peut vous durer
jusqu'à 50% de kilomètres plus longtemps.
CONCLUSION
Rouler en sportive représente généralement un budget plus important que pour un
véhicule standard. Cependant, elles ne sont pas moins fiables, bien au
contraire. En adoptant une conduite coulée, en dehors de vos moments de plaisir
ponctuels, vous pourrez facilement prolonger la durée de vie des organes
mécaniques et réduire d'autant la fréquence des factures...
E-mail:
newcargabriel@yahoo.fr
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